Servir le bien, le beau, le vrai

Une question capitale devrait nous interpeller : au service de quoi, au service de qui je mets mon énergie ?

L’être humain se tient là, debout, il regarde autour de lui. Il doute, parfois, souvent, il ne sait pas où aller. Il est en quête, il cherche des réponses. Un nouvel embranchement… quelle direction va-t-il prendre ? Que va-t-il choisir ?

Soudain, dans un éclair de lucidité, il se souvient qu’il porte en lui une boussole, une boussole extraordinaire qui montre le chemin de la Lumière. Elle porte un nom : l’intuition. Suivre sa voix intérieure, c’est suivre le sens voulu, celui du Mouvement de la Vie, celui qui nous porte vers le meilleur de nous-mêmes.

Un jour, une citation de Harold Whitman m’a donné une grande leçon :

« Ne te demande pas ce dont le monde a besoin. Demande-toi ce qui te rend pleinement vivant, et fais-le. Parce que ce dont le monde a besoin c’est de gens pleinement vivants. »

Développer ses perceptions et apprendre à écouter son intuition, c’est important, mais ce n’est pas suffisant. Vous vous sentez pleinement vivant lorsque vous suivez votre intuition et œuvrez dans son sens en posant des actes concrets. Alors, sans même avoir besoin d’en prendre conscience, vous déployez naturellement les qualités et les compétences qui vous permettent de vous épanouir.

Lorsque vous vous sentez réellement vivant, vous êtes à votre place, vous agissez avec conviction. Vous n’avez plus de temps pour râler, pour vous plaindre ou vous inquiéter de l’avenir. Vous ne dispersez plus votre énergie et ne vous laissez plus affecter de la même manière par les événements. Vous n’avez plus cette impression d’être inutile, impuissant ou étranger à ce monde fou. Quand vous vous mettez en mouvement vers ce qui vous anime, la vie vous le rend bien. Vous vous sentez à votre place et attirez à vous des courants ascendants, des situations, des personnes qui vibrent avec ce qui vous anime.

Etre pleinement vivant, c’est aussi considérer cet appel intérieur à découvrir le sens de son existence, à s’éveiller à la nature réelle des choses. Et pour cela, il faut marcher. Marcher non pas en errant par-ci par-là, mais en s’appliquant à suivre sa boussole. Marcher et réaliser que si la Terre nous est donnée, si nous avons accès à tant d’abondance et de beauté, ce n’est pas pour consommer l’existence, mais surtout pour éveiller en nous l’ardent désir de contribuer à notre tour à la grande Œuvre de la Création. C’est donner en retour, en magnifiant la planète, en apportant encore plus de beauté, d’harmonie et de joie, en portant le règne minéral, le règne végétal, le règne animal et l’être humain lui-même vers leur plus haut potentiel, en portant la vie terrestre vers sa plus belle réalisation !

Qu’est-ce qui vous rend vivant ? Qu’est-ce qui vous anime ?

Voilà la question que je pose désormais avec grand intérêt aux personnes que je rencontre. Et croyez moi, l’échange qui s’ensuit est bien plus riche que si je demande machinalement ce qu’elles font dans la vie.

Questionnez, interrogez !

Pour nous aider à reconnecter avec nos élans intérieurs, la plupart des approches se basent sur le principe du questionnement.

Sur Internet par exemple, on voit fleurir d’innombrables témoignages, principalement de coachs et d’entrepreneurs qui partagent leur expérience de vie, leur transformation, leurs déclics et la façon dont ils ont repris leur vie en main. Lorsqu’il s’agit de trouver ce qui nous anime vraiment, tous insistent sur la nécessité de méditer avant tout sur des questions qui aident à nous situer. En voici quelques unes, que j’emprunte pour la plupart à David Laroche, un jeune entrepreneur devenu célèbre grâce à ses vidéos inspirantes :

  • Si l’argent n’était pas un problème, si j’étais milliardaire, qu’est-ce que je continuerais à faire ?
  • Quelles sont les choses que je peux faire pendant des heures sans voir le temps passer ?
  • Qu’est-ce que je suis prêt à faire cent fois sans jamais être remarqué, sans que personne n’en sache rien ?
  • Si je devais mourir dans quelques semaines, qu’est-ce que je voudrais transmettre au monde et par où commencerais-je ?

Dans un autre registre, prenez Manon. J’aime bien son anecdote.

Alors qu’elle manquait d’estime d’elle-même et pour tenter de sortir de ses schémas de pensée habituels et de ses conditionnements, Manon s’est appliquée toute une journée durant à répéter une simple question dans le but de s’entraîner à suivre son intuition : Que ferait une femme qui s’aime ?

Elle raconte : Dès le matin en ouvrant les yeux je me suis donc posé la question. La première chose qui me viendrait en tête, serait la bonne. Je savais que je devais la réaliser. Que ferait une femme qui s’aime ? Je suis allée méditer quelques minutes, même si je n’avais pas envie. J’ai dégusté une mandarine cueillie dans l’arbre et pris un petit-déjeuner dont je n’ai pas l’habitude. Que ferait une femme qui s’aime ? J’ai pris le train pour aller à la plage, toute seule. Sur la route je croise une librairie. Que ferait une femme qui s’aime ? Je rentre ! Puis je me laisse guider dans la librairie. Dans cette journée j’ai remarqué combien il y avait une dualité entre l’intuition et le mental. Par exemple si l’intuition me souffle de faire autre chose que ce que je fais d’habitude, comme ne pas prendre un repas, le mental va me dire : Mais tu dois manger ! Tu imagines sinon ? Tu auras faim et tu dois prendre des forces. Mais je choisissais toujours l’intuition. J’ai donc fini à la plage. J’ai enlevé mes chaussures, toujours sous la directive de la question. J’ai regardé l’eau et … (voix du mental) « Oh non sérieux j’ai pas envie là, l’eau va être froide ! » Mais j’ai obéi. J’ai mis les pieds dans l’eau et là, j’ai vécu un moment mémorable. Une énergie pure qui montait en moi depuis les pieds, je n’avais jamais ressenti cela, c’était incroyable. » Et Manon termine : « J’ai eu trop raison d’écouter mon intuition ! »

Son histoire peut paraître anecdotique. Pourtant c’est dans les toutes petites choses que se jouent les grandes. C’est dans la justesse des petits instants que se préparent les grands rendez-vous du destin. L’intuition a le pouvoir de nous amener à penser et à agir autrement au moment présent, à plonger vers l’inconnu, dans la magie du Mouvement de la Vie, contrairement au mental qui lui, parce qu’il est exclusivement lié à l’espace et au temps, préfère ressasser le passé et se projeter dans le futur.

Être une femme (ou un homme) qui s’aime, c’est bien. D’autres demanderont peut-être : « Que ferait quelqu’un qui prend soin de lui ? » ou encore « Quelle est la prochaine action à faire pour accomplir mon rêve ? ».

Et nous pouvons élever nos intentions encore plus haut. Plus nous comprenons par l’expérience et l’observation combien la vie est parfaite et combien elle nous porte dans ses courants dès lors que nous lui faisons confiance, moins nous ressentons la peur de l’inconnu et le désir de contrôler le cours des événements. Nous sommes alors prêts à faire passer notre volonté personnelle au second plan pour nous en remettre à plus grand que soi, pour nous mettre au Service de la Volonté Supérieure.

« Seigneur, fais de moi l’instrument de ta paix » disait Saint-François d’Assise dans sa célèbre prière. Que se passerait-il si tous les êtres humains transcendaient leurs désirs personnels pour se mettre au service de la Vie ? Que se passerait-il si tous nous nous tournions humblement vers Dieu en demandant : « Seigneur, où veux-tu que je sois maintenant, que veux-tu que je fasse ? »

Prière de Saint-François d’Assise :

Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix,
Là où est la haine, que je mette l’amour.
Là où est l’offense, que je mette le pardon.
Là où est la discorde, que je mette l’union.
Là où est l’erreur, que je mette la vérité.
Là où est le doute, que je mette la foi.
Là où est le désespoir, que je mette l’espérance.
Là où sont les ténèbres, que je mette la lumière.
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à
être consolé qu’à consoler,
à être compris qu’à comprendre,
à être aimé qu’à aimer.
Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Pour terminer, si vous avez du mal à trouver du sens à ce que vous faites et aspirez à offrir autre chose au monde sans trop savoir par où commencer, pourquoi ne pas suivre ce conseil qui a été donné à Sœur Emmanuelle ? Elle nous le confie dans son livre posthume : 

[ajouter l’extrait]

Partager :

Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Autres publications
Retour en haut